Mise à jour le 1er/10/2015, par Damien - Service Com’ ANDAR

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Traitements locaux

Les interventions directes sur les articulations, dits « traitements locaux »

Il peut s’agir de trois types d’interventions sur une articulation particulièrement douloureuse :

-  L’immobilisation de l’articulation à l’aide d’une attelle (appelée «  orthèse  ») pour empêcher certains mouvements

-  L’aspiration ou l’injection de liquide au niveau de l’articulation à l’aide d’une seringue (on parle de « ponction », « infiltration » ou « synoviorthèse »)

- La réalisation d’un acte chirurgical qui consiste à nettoyer, à enlever ou remplacer certaines composantes de l’articulation

Quels sont les différents types d’interventions ? :

- La synovectomie permet de réduire la partie enflammée de l’articulation (la poche synoviale) et de nettoyer les tendons. L’articulation redevient fonctionnelle et la douleur disparaît.

- L’arthrodèse est une fixation qui bloque l’articulation dans une position fonctionnelle. La douleur est totalement supprimée, mais l’articulation ne peut plus bouger. L’arthrodèse est possible au niveau des chevilles, pieds, orteils, poignets, doigts, nuque.

- Les implants (en plastique) sont de très petites prothèses pour les articulations des doigts : un implant renforce l’articulation, mais ne la remplace pas. Il permet de replacer le doigt sur son axe, quand le cartilage n’est pas trop atteint. Le choix d’un implant est lié à l’état osseux : il permet de retrouver la fonctionnalité et la mobilité des doigts avec une intervention « légère ». La durée de vie d’un implant est moins longue que celle d’une prothèse : on doit le changer au bout de quelques années.

- Les prothèses : selon la gravité des atteintes articulaires, l’opération peut consister à placer une demi-prothèse (on change une des deux extrémités de l’os, d’un seul côté de l’articulation) ou une prothèse totale (on change les deux extrémités de l’os de chaque côté de l’articulation). Il en existe pour presque toutes les parties du corps susceptibles d’être abîmées par la PR : hanche, genoux, épaule, doigt, coude, cheville, poignet… Elles sont disponibles en alliages associant divers métaux (chrome, aluminium, titane), ou en céramique. Le choix du matériau est important pour les personnes allergiques : le médecin fera la point avec vous sur vos allergies connues et vos antécédents familiaux. Des tests d’allergie sont réalisés avant l’opération. Le rejet d’une prothèse est possible mais très rare : si cela se produit, le chirurgien remplacera la prothèse incriminée par une prothèse en céramique qui, elle, ne provoque jamais d’allergie.

Les prothèses sont généralement de fabrication standard (il y a bien sûr différentes tailles) mais elles peuvent aussi être réalisées sur mesure, si le chirurgien l’estime nécessaire.

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